Réseau BELC

Se former aux métiers du français dans le monde

CIEP
Centre international d'études pédagogiques



Plus de 4500 enseignants (FLE, FLS, FOS), cadres éducatifs, formateurs sont inscrits sur le réseau social des universités BELC. (2009-2016).

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La prochaine université d'hiver BELCles métiers du français dans le monde aura lieu du 13 au 24 février 2017.

Université d'hiver - BELC 2011, les métiers du français dans le monde - Salles de formation du CIEP

Quatre thématiques : Piloter, Former, Evaluer, Enseigner sont proposées pour les 13 modules de formation. 

Le programme détaillé est mis en ligne sur le site du CIEP et sur le réseau. 

Prochaine session en février 2017 : plus d'infos.

Billets

Depuis, 2012, la caravane des BELC internationaux

Les universités BELC s'internationalisent grâce aux universités régionales organisées à travers le monde en partenariat avec les ambassades de France et les institutions du réseau culturel français.

Entre 2012 et 2016, les villes de Doha, Koweit, Abou Dabi, New Delhi, Bangkok, Taipei, Le Cap, Bogota et Mexico ont accueilli une ou plusieurs universités BELC : plus d'info, http://www.ciep.fr/belc

Publié(e) par Réseau BELC le 21 novembre 2016 à 13:30

Les inscriptions sont ouvertes pour l'hiver 2017

Les inscriptions sont ouvertes sur cette page

Le programme des modules est ici

L'emploi du temps des deux semaines est ici

Publié(e) par David Cordina le 15 novembre 2016 à 14:15

Vulgarisons nos métiers

Publié(e) par David Cordina le 4 novembre 2016 à 15:30

La programmation de l'université d'hiver BELC 2017

Voici la programmation à venir pour le mois de février 2017 : les inscriptions seront ouvertes dans un mois. Plus d'informations ici : http://www.ciep.fr/belc/hiver-2017 

A très bientôt.

Publié(e) par David Cordina le 7 octobre 2016 à 13:53

Forum

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Démarrée par Anne gallet dans Les actualités du Français dans vos pays 14 nov..

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Démarrée par Anne gallet dans Vos pratiques de classe de FLE 14 nov..

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Démarrée par Anne gallet dans Vos pratiques de classe de FLE 14 nov..

Projet interdisciplinaire : participez !

Chère, cher collègue,Dans le cadre d’un projet, nous souhaitons créer une présentation comprenant des images et sons choisi par les stagiaires pour présenter son pays. Pour guider votre choix, nous vous proposons quatre rubriques précisées par un…Lire la suite

Démarrée par Ghislaine BELLOCQ dans Vos pratiques de classe de FLE 27 juil..

Stage bénévole et mission humanitaire en conservation des métiers de l’art et valorisation culturelle au Togo (Afrique francophone)

Association de solidarité internationale,  « Coed Afrique » a son siège social à Tour (France) et développe d’une antenne à Lomé (Togo)  et d’une annexe à Tsévié. L’association a pour but de promouvoir un développement socio-économique et culturel…Lire la suite

Démarrée par AKPABLI dans Offres d'emploi 21 juil..

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    Le fil du bilingue

    Présentation du dispositif bilingue francophone en Roumanie

    Le réseau des établissements à filière bilingue francophone de Roumanie, qui fêtera en 2017 son 14e anniversaire, compte aujourd’hui 25 lycées d’enseignement général et technique, répartis dans les différentes régions du pays. Ces établissements, parmi lesquels 11 ont obtenu le label d’excellence LabelFrancÉducation, proposent un enseignement renforcé de la langue française ainsi qu’un enseignement en français de l’histoire, de la géographie, des sciences économiques, des mathématiques, de la physique, chimie, biologie ou de l’informatique. Les élèves scolarisés dans ces filières (2 613 élèves en 2016-2017) peuvent présenter le baccalauréat roumain à mention bilingue francophone, mis en place en 2008. Le fonctionnement du dispositif d’enseignement bilingue francophone en Roumanie est encadré par un accord entre les deux gouvernements.
    Dispositif bilingue francophone en Roumanie
     
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    Partenariats avec le CIEP

    Le CIEP accompagne le développement du réseau d’établissements bilingues francophones roumains depuis sa création, en 2003. Un partenariat institutionnel a en effet été instauré depuis plusieurs années entre le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France à Bucarest et le département langue française du Centre international d'études pédagogiques (CIEP), qui a conduit à un certain nombre d’actions de formation et d’expertise en direction des acteurs de l’enseignement bilingue en Roumanie, depuis le lancement d’un comité de pilotage du projet pour l’enseignement bilingue francophone, jusqu’à la mise en place d’une démarche qualité, en passant par la mise en œuvre du baccalauréat roumain à mention bilingue. Voici les principaux axes de cette coopération.
    • Appui à l’introduction des TICE dans l’enseignement du et en français
    Dans le cadre du projet bilatéral franco-roumain de développement des usages des Technologies de l'information et de la communication pour l'éducation (TICE) dans l'enseignement bilingue, mené conjointement par l'ambassade de France en Roumanie et le ministère roumain de l'éducation, une dizaine d’actions de formation ont été confiées au département langue française du CIEP entre 2007 et 2012. Ces formations, mises en place dans plusieurs grandes villes roumaines et destinées aux professeurs des lycées bilingues, des directeurs et des professeurs documentalistes de ces établissements, ont notamment porté sur la production de documents sonores pour la classe, l’utilisation pédagogique des réseaux sociaux, la veille et la recherche documentaire sur internet, la création d’exercices multimédias ou encore l’utilisation d’un blog dans le cadre d’un projet pédagogique. 
     
    Le CIEP a par ailleurs participé au projet Inforoutes de "développement des TICE dans l'enseignement bilingue francophone en Roumanie, Bulgarie, et Moldavie" (2008-2012), financé par l’Organisation internationale de la Francophonie et porté par l’Association roumaine des professeurs de français, en partenariat avec les SCAC des ambassades de France en Roumanie et Bulgarie, et le ministère roumain de l’éducation. Dans le cadre de ce projet, le département langue française a notamment pris en charge la création de fiches méthodologiques et pédagogiques à destination des enseignants de sections bilingues, la conception et la réalisation d’un cédérom d’initiation à l’informatique ainsi que la formation de cadres éducatifs.
     
    • Formation continue des enseignants de DNL dans le cadre de la mise en place du baccalauréat à mention bilingue francophone 
    Avec la mise en place du baccalauréat roumain à mention bilingue francophone en 2008, sept disciplines sont désormais enseignées en français dans les établissements bilingues francophones de Roumanie préparant à l’examen : mathématiques, histoire, géographie, physique, chimie, biologie et sciences économiques. Suite à l’instauration de cet examen, un plan de formation continue des enseignants de ces disciplines non linguistiques a vu le jour, porté par le ministère roumain de l’Éducation et l’ambassade de France en Roumanie. Dans ce cadre, plusieurs formations à thématique disciplinaire ont eu lieu au CIEP entre 2009 et 2012 : Enseigner la géographie en français en 2009, Enseigner la physique et la chimie en français en 2010, Enseigner l’histoire en français en 2011, Enseigner les mathématiques en français en 2012. On notera également la participation de cadres et d’enseignants du dispositif bilingue aux universités d’hiver et d’été BELC – Les métiers du français dans le monde ainsi qu’aux séminaires bilingues internationaux organisés conjointement par le CIEP et l’Institut français entre 2008 et 2013.
     
    • Mise en place d’une démarche qualité
    Par ailleurs, afin de consolider et de pérenniser le dispositif d’enseignement bilingue, une démarche a été mise en place en 2010 pour en améliorer la qualité et l’efficacité. Une mission d’expertise menée par le CIEP a permis alors d’élaborer un Guide des bonnes pratiques pour les établissements d’enseignement bilingue francophones, référentiel contextualisé qui a servi à l’expertise qualitative du dispositif dès 2012. Dans le prolongement de cette démarche, sept établissements du réseau bilingue ont reçu le LabelFrancÉducation en juin 2015. 

    Formation "Enseigner le français et d’autres disciplines en français en section bilingue", CIEP, Sèvres, décembre 2015
     
    Une formation organisée à l’intention d’une dizaine d’enseignants de ces établissements récemment labellisés s’est tenue au CIEP au mois de décembre 2015. Organisée à la demande du SCAC de l’ambassade de France en Roumanie, cette formation avait pour objectif de renforcer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage du et en français dans les sections bilingues de Roumanie labellisées. Il s’agissait de mener avec les participants une réflexion didactique et pédagogique sur la place de la langue et les spécificités de son enseignement dans un dispositif bilingue, de questionner le rôle des enseignants, leur profil de compétences professionnelles et les pratiques mises en œuvre en classe, en soulignant les complémentarités à construire entre professeurs de français et professeurs de disciplines enseignées en français.
     
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    Entretien avec Maguelone Orliange-Ladsous

    Attachée de coopération éducative à l’ambassade de France en Roumanie depuis 2015, Maguelone Orliange-Ladsous présente les spécificités du dispositif bilingue francophone en Roumanie. Treize ans après la constitution du réseau, l’enseignement bilingue se trouve aujourd’hui à un moment charnière. Il doit notamment faire face à la concurrence d’autres langues, à des difficultés de recrutement des élèves, mais également à de fortes contraintes budgétaires. Un nouveau protocole d’accord sur la coopération éducative, signé en septembre 2016, définit les axes de travail qui devraient permettre de consolider le dispositif et de l’adapter aux contraintes actuelles. Il prévoit notamment la création de programmes de mobilité à destination des élèves des lycées bilingues, la poursuite d’actions de formation continue pour les enseignants, la promotion des échanges entre les professeurs (via la plateforme IFprofs en particulier), le développement des filières scientifiques, techniques et professionnelles, ainsi qu’un allongement de la durée des parcours bilingues, avec l’ouverture de cursus aux niveaux primaire et préscolaire.
    Quelles sont les spécificités du dispositif d’enseignement bilingue francophone en Roumanie ? 
    Rappelons tout d’abord que la Roumanie a une tradition historique bien établie de l’enseignement du français dans son système éducatif : 
    • au niveau du collège et du lycée, ce sont 85,58 % des élèves qui étudient le français (1 349 737 élèves). Mais 20,51 % d’entre eux uniquement l’étudient comme LV1, contre 65,07 % comme LV2 ;
    • sur l’ensemble du pré-universitaire (primaire / collège / lycée / enseignement professionnel / post-lycée), ce sont 1 505 381 élèves qui étudient le français, faisant de la Roumanie le pays qui totalise le plus grand nombre d’apprenants de français au sein des pays de l’Union européenne où le français n’est pas langue officielle ;
    • ce sont près de 8 000 professeurs de français répartis dans 7 000 établissements, soit une des communautés d’enseignants de français les plus larges en Europe, qui assurent cet enseignement.  

    Les sections bilingues sont implantées uniquement au niveau du lycée. Actuellement nous avons une quarantaine de lycées bilingues sur tout le territoire, dont 25 font partie du dispositif bilingue mis en place par l’Accord sur l’enseignement bilingue de 2006. C’est avec cette deuxième catégorie que nous travaillons essentiellement. Sur ces 25 lycées bilingues, qui scolarisent 2 613 élèves, 11 ont obtenu le LabelFrancÉducation entre 2015 et 2016.  


    La place du français en Roumanie, reportage de TV5MONDE sur la section bilingue francophone de l’École centrale de Bucarest, 27/11/2015
     
    Au-delà de ce panorama global, le dispositif de l’enseignement bilingue peut se définir en trois mots : normé, évolutif, novateur.
     
    1. Un dispositif normé qui permet de travailler de façon pérenne 
     
    Le dispositif actuel s’est développé et structuré, en étroit partenariat avec le ministère français de l’éducation nationale, en deux étapes principales : 
     
    • constitution à partir de 2003 d’un réseau de lycées désireux d’intégrer le programme bilingue, avec un triple objectif : dépasser les approches linguistiques traditionnelles, faire levier vers les filières francophones universitaires, aider les élèves à intégrer plus facilement l’enseignement universitaire français, européen et international.
    • mise en place de l’Accord sur l’enseignement bilingue du 28 septembre 2006 (et de ses trois annexes), qui permet d’officialiser le nouveau dispositif, de fixer l’organisation des sections bilingues couvertes par l’accord et de décider de son extension à 30 lycées bilingues maximum, et de mettre en place le baccalauréat à mention bilingue francophone. D’autres instruments juridiques de type conventions et accords de partenariat/collaboration entre l’ambassade de France et le ministère français de l’éducation nationale, ont complété ce cadre de travail  qui permet de travailler sur le long terme.  

    Réunion technique des équipes œuvrant pour la coopération éducative franco-roumaine
     

    2. Un dispositif évolutif 

    Conformément à l’Accord sur l’enseignement bilingue, un comité de pilotage franco-roumain est organisé chaque année qui permet de procéder à un certain nombre d’ajustements. Formé des experts des deux parties  (inspecteurs de français et attachés de coopération), il a pour objectifs d’effectuer une évaluation interne du projet, proposer les modifications nécessaires (ainsi notamment la révision des programmes, les modalités d’évaluation des disciplines non linguistiques (DNL) et les compétences en langue) et établir un programme d’actions à mener. Ce comité de pilotage a été intégré depuis deux ans à la Réunion mixte de travail sur la coopération éducative. 
     
    3. Un dispositif novateur fondé sur le triptyque langue/DNL/module interdisciplinaire
     
    Outre l’enseignement du et en français, un module d’enseignement interdisciplinaire a été intégré en classe de 11ème  (équivalent de la 1ère en France),  à raison de 2 heures par semaine, impliquant au minimum deux disciplines, enseignées de manière bilingue. Ce module a été pensé sur le modèle des TPE (travaux personnels encadrés) des lycées français et comme ces derniers, il fait l’objet d’une évaluation en fin de 11ème. Ce module, qui n’existe que dans le bilingue francophone, lui donne un positionnement novateur par rapport aux autres filières et permet aux élèves d’acquérir des méthodes de travail différentes du système roumain. 
     
    Le bac à mention bilingue francophone 
    À la fin de la classe de 12ème, les élèves s’inscrivent à la mention francophone mais ne peuvent se présenter que s’ils ont obtenu le baccalauréat roumain. Trois épreuves spécifiques composent cette  mention : une épreuve de français, élaborée sur le modèle du DELF B2, une épreuve écrite de DNL et l’évaluation du module interdisciplinaire qui a lieu en fin de 11ème. Les épreuves de français et de DNL sont élaborées en collaboration avec l’Institut français. 
    La réforme du baccalauréat roumain en 2009 a permis de faire reconnaître par le ministère le DELF B2, ce qui dispense les élèves de l’épreuve spécifique de français (57 % des élèves inscrits dans une section bilingue passent le DELF B2, les 43 % restant passent l’épreuve spécifique de français, élaborée par l’équipe de l’IF). 
    À quelles problématiques ce réseau d’établissements bilingues, qui fêtera en 2017 son 14e anniversaire, est-il aujourd’hui confronté ?
    Conformément aux prévisions initiales, le dispositif est monté progressivement en puissance entre 2005 et 2010 pour atteindre 30 lycées en 2010, dont un lycée technique et un lycée économique. Depuis lors et jusqu’en 2015, il a perdu quasiment un établissement par an pour se stabiliser à 25 ces deux dernières années et sans doute 24 l’année prochaine. Notons cependant que ce n’est pas l’attractivité du français qui est remise en cause puisque les établissements qui ont quitté le dispositif continuent néanmoins à faire du bilingue traditionnel : français + culture/histoire-géo en français, ou du français renforcé.  

    "10 ans de bilingue", reportage au Collège National Mircea cel Batran de Constanta et à l'Ecole Centrale de Bucarest, 2013

    Dix ans après l’Accord, 13 ans après la constitution du réseau, l’enseignement bilingue francophone est à un moment charnière : il se porte relativement bien et, cela mérite d’être souligné, est en hausse pour la première fois depuis dix ans (+ 32 élèves en 2016-2017). Mais il pourrait se porter encore mieux. Parmi les multiples raisons de la baisse de régime enregistrée tout au long de ces années, et dans la continuité de certaines des conclusions données déjà en juin 2014 par la mission d’expertise menée conjointement par des représentants du ministère de l’éducation roumain et de l’Institut français de Roumanie à partir d’une trame mise en place par le CIEP, quatre causes majeures méritent d’être relevées :  
    • un vivier d’élèves trop étroit : le niveau A2 est demandé aux élèves souhaitant intégrer une filière du dispositif bilingue en fin de 8ème (soit la fin du collège). Or le français LV1 n’occupe plus la place qu’il occupait lors de l’expérimentation des premières filières bilingues et il est maintenant majoritairement enseigné comme LV2 au collège, ce qui ne permet pas aux élèves d’intégrer une 9ème bilingue ;
    • un univers linguistique devenu en Roumanie aussi très concurrentiel et où les choix ne se font plus uniquement entre le français et l’anglais. De plus en plus d’établissements, y compris ceux qui font partie du dispositif francophone, offrent des sections – ou des demi-sections – bilingues allemandes, espagnoles, etc. ;
    • un dispositif bilingue francophone qui apparait contraignant :
      • en termes de résultats : les élèves – et leurs parents – ne voient plus toujours  l’intérêt de passer les épreuves supplémentaires de la mention francophone du baccalauréat, qui n’offrent aucune garantie mais les empêchent, éventuellement, de se concentrer sur les matières indispensables pour l’obtention du bac roumain ;
      • en termes de moyens : dans un système éducatif qui ne bénéficie plus depuis plusieurs années d’investissements suffisants, les filières bilingues – qui marchent par sous-groupes – impliquent deux fois plus d’enseignants alors que le nombre d’heures de français et de DNL correspondant n’est pas pris en compte dans le schéma global de dotation des établissements ; il faut également deux fois plus de salles de classe, et des enseignants de DNL bien formés. Or, le vivier des professeurs de disciplines non linguistiques (scientifiques en particulier) reste très fragile avec une formation qui mériterait d’être plus complète. 
    Les classes bilingues sont donc source de difficultés matérielles non négligeables pour les directeurs d’établissements, les inspections et, plus généralement, le ministère. 
     
    • un décalage entre le multilinguisme affiché de nos partenaires et la réalité de l’enseignement des langues. Rappelons une évidence : sans l’implication et le dévouement sans faille des équipes enseignantes, sans leur professionnalisme et leur enthousiasme, le bilingue n’existerait plus. Mais leur tâche n’est pas simple, loin de là, et les moyens accordés à la mise en place de cette politique ne sont pas toujours à la hauteur des besoins. Plus préoccupant encore est le débat public autour de l’apprentissage des langues à l’occasion des réformes successives sur la mise en place de nouveaux plans-cadres, pour le collège en 2016 et pour le lycée dans les mois à venir. 

    Pique-nique poétique - Haïkunoï 2016
    Quels sont les axes de travail et les perspectives qui se dessinent pour l’enseignement bilingue en Roumanie en 2016 et dans les années à venir ?
    Les raisons évoquées précédemment donnent en creux les axes de travail, repris dans le "Protocole d’accord sur la coopération éducative et l’enseignement et la formation professionnels" signé le 13 septembre 2016 en présence des Présidents de la République français et roumain. Si ce nouvel accord définit le cadre de notre coopération en étendant le périmètre de nos actions, il confirme aussi l’importance de l’enseignement bilingue à la fois dans les considérants de l’accord mais aussi dans son article 3 qui stipule en particulier que « Les Parties continuent à coopérer dans le domaine de l’apprentissage des langues vivantes étrangères comme atout pour l’insertion professionnelle à travers notamment : 
    • l’échange de bonnes pratiques dans le domaine de la pédagogie des langues vivantes étrangères, en particulier dans le domaine du français langue étrangère, français précoce et français à compétence professionnelle ;
    • une collaboration dans le domaine de la formation des enseignants et des cadres éducatifs, notamment en favorisant et en encourageant la mobilité entre les deux pays des enseignants et la mise en place d’actions spécifiques (concours, projets). 
    Il s’agit donc de poursuivre nos efforts pour et avec nos lycées bilingues. Une réflexion de fond doit être menée sur le dispositif et ses modalités actuelles par un groupe de travail ad-hoc. Parallèlement, l’Institut français de Roumanie met en place plusieurs projets : 
    • sur le développement et la structuration de programmes de mobilité. Sur le modèle du programme Ronsard mis en place en Bulgarie, nous lançons nous aussi cette année, en collaboration avec l’association des délégués académiques aux relations européennes et internationales (DAREIC) de France, un programme de mobilité des élèves des lycées bilingues avec réciprocité en attendant, peut-être, de penser au programme mis en place en République tchèque "Un an en France". Si la plupart de nos lycées bilingues ont depuis longtemps collaboré avec des établissements français, il s’agit aussi  d’aider nos partenaires roumains à nourrir cette relation franco-roumaine en les aidant à identifier de nouveaux lycées partenaires, et de les intégrer dans des projets de type Erasmus+, à la fois pour les élèves mais aussi pour les enseignants.
    • sur la formation continue des enseignants, qui reste au cœur de nos priorités. C’est en ce sens que nous allons monter une formation "BELC régional" en juin prochain à Sibiu et promouvoir les échanges entre enseignants. C’est aussi en ce sens que nous travaillons étroitement avec le lycée français Anna de Noailles, partenaire incontournable de notre coopération linguistique. 
    Il s’agit aussi d’élargir le vivier du bilingue et d’accompagner la réflexion des partenaires éducatifs roumains sur la mise en place, pour le bilingue, de nouvelles modalités adaptées au contexte actuel. 
    Cet accompagnement se décline : 
    • aux niveaux primaire et préscolaire, à la fois dans le public (projet de classes d’immersion à Bucarest en partenariat avec les DAREIC) et dans le privé (avec, en perspective, des écoles primaires privées bilingues labellisées LabelFrancÉducation), à travers la mise en place d’un Programme d’accompagnement pédagogique et linguistique, le développement de contenus de français précoce adaptés à ces jeunes publics (nous disposerons dans quelques semaines d’un manuel avec ses fiches pédagogiques pour le niveau 0, sur financement conjoint avec l’Institut Français) ;
    • au niveau des filières scientifiques non bilingues, à travers le programme Jean Cantacuzène (en cours de lancement) qui propose à ces lycées une mise à niveau linguistique des enseignants des matières scientifiques, une mise en relation avec des projets de type Animaths ou Maths en Jean, l’organisation de concours scientifiques en français en lien avec le pôle de coopération scientifique et universitaire et le lycée Anna de Noailles… ;
    • dans l’enseignement technique, en accompagnant les lycées professionnels dans un enseignement du français adapté aux besoins de leurs élèves et des entreprises, en fonction des bassins d’emploi (français de spécialité) pour pouvoir, à terme, structurer un réseau de lycées professionnels d'excellence offrant du français renforcé. La première thématique retenue est le secteur tourisme-hôtellerie-restauration. 
    Pour cela, nous avons besoin de personnes-relais (et décideurs) dans les départements qui puissent nous aider à promouvoir la langue et identifier les besoins et les établissements intéressés. C’est en ce sens que nous mettons en place à partir de novembre prochain et en partenariat avec l'École supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESENESR) un programme de travail pour les inspecteurs de langues comportant des ateliers et une mission d’études.  
    La Roumanie figure parmi les premiers pays impliqués dans le réseau social IFprofs. Qu’attendez-vous de ce projet ?
    La plate-forme IFprofs Roumanie a été lancée le 10 mars dernier et a intégré les deux réseaux déjà existants en Roumanie : le site Vizavi, lancé en 2008 pour l’enseignement bilingue francophone en Roumanie, et le site VizaFLE, lancé en 2011 pour l’ensemble des enseignants roumains. Forte de 450 membres et de 30 groupes, la communauté IFprofs est animée par un groupe de 3 personnes : Adèle Gousset, lectrice de français à l’université de Brasov, Simona Tatu, professeur de français et responsable de la section de Bucarest de l’Association roumaine des professeurs de français, et Alexandru Mita, inspecteur scolaire de français dans le judet de Vaslui. 
     
    Communauté de pratiques, mises en contact, ressources… IFProfs Roumanie est tout ça à la fois et dans l’un des pays les plus connectés au monde, l’avantage est évident. Mais c’est aussi une plate-forme mondiale qui permet une multiplicité et une extraordinaire diversité des échanges possibles. Enfin, IFprofs a aussi l’immense mérite de fédérer et de donner un espace de libre expression aux enseignants. L’utilisation de la plateforme IFProfs devrait à cet égard jouer un rôle important dans la valorisation de la francophonie roumaine et internationale,  et dans le développement d'initiatives, individuelles ou collectives, originales.
     
    Par contre, avant que l’utilisation soit optimale, il faudra lui donner du temps pour que les enseignants se l’approprient complètement. En cela, le rôle des animateurs est essentiel, tout comme les formations. 

    Lancement du réseau social IFprofs Roumanie à Bucarest, le 10/03/2016
     
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    L’enseignement bilingue en Roumanie

    Depuis sa création en 2003, le dispositif d’enseignement bilingue francophone en Roumanie fait l’objet d’un engagement très fort de la part des autorités éducatives locales et françaises, qui s’est traduit par la signature, en 2006, d’un accord intergouvernemental encadrant le fonctionnement de ces sections bilingues. Cet accord a permis de structurer le dispositif et de développer de nombreuses initiatives, soutenues par l’expertise du CIEP, qui ont permis son succès : création d’une mention bilingue francophone dans le cadre du baccalauréat roumain, développement d’un module d’enseignement interdisciplinaire, intégration massive des TICE dans les enseignements disciplinaires en français, mise en place d’une démarche qualité… Un nouveau protocole d’accord sur la coopération linguistique et éducative, signé en septembre 2016, confirme l’importance de l’enseignement bilingue et prévoit la mise en place d’un certain nombre de mesures qui devraient permettre de consolider le dispositif et de l’adapter aux contraintes actuelles : création de programmes de mobilité, formation continue des enseignants et promotion des échanges entre les professeurs (via la plateforme IFprofs en particulier), développement des filières scientifiques, techniques et professionnelles ou encore allongement de la durée des parcours bilingues avec l’ouverture de cursus aux niveaux primaire et préscolaire.
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    Louisiane : ouvrir les programmes bilingues sur le monde professionnel

    En Louisiane, qui était un territoire de la Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe siècles, la langue française a conservé un statut historique et identitaire pour une partie de la population. Ce contexte explique la présence ancienne d’un réseau d’écoles à programme d’enseignement bilingue, soutenu par les autorités éducatives locales et par l’action du Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), créé en 1968. Aujourd’hui, la Louisiane est l’État américain qui compte le plus d’apprenants de français et les programmes d’immersion continuent d’attirer un grand nombre de parents. La poursuite du développement de ces filières est cependant conditionnée par une ouverture plus grande sur le monde universitaire et professionnel, comme le souligne dans cet entretien Terri Hammatt, responsable de l’enseignement des langues vivantes au Département de l’Éducation de la Louisiane, tout juste retraitée.
    Quelles sont les spécificités du dispositif d’enseignement bilingue français-anglais en Louisiane ? 
    À l'époque coloniale, la Louisiane était une région multiculturelle et multilingue. En 1921, la constitution de l'État a établi l'anglais comme seule langue officielle. Après la Seconde Guerre mondiale et l'afflux d'anglophones lié au développement de l'industrie pétrolière, de nombreux parents ont cessé de faire apprendre le français à leurs enfants, afin d’éviter qu’ils soient stigmatisés, en tant que locuteur français, au sein d’une société américaine anglophone.
     
    En 1968, la population francophone de Louisiane semblait sur le point de s’éteindre si des mesures sérieuses n’étaient prises pour inverser cette tendance. Le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL) a été créé cette même année (loi CODOFIL n°409). En tant qu’organisme d'État, le CODOFIL s’est vu confier la mission de "faire tout ce qui est nécessaire pour encourager le développement, l'utilisation et la préservation du français tel qu'il existe en Louisiane pour le plus grand bien culturel, économique et touristique de l'État." La Louisiane a ainsi commencé à reconnaître la langue française comme une ressource à part entière au sein de l'État.
     
    L'État louisianais a par ailleurs adopté une série de lois pour promouvoir l'enseignement du français dans les écoles publiques. Au cours des quarante dernières années, les membres du BESE (Board of Elementary and Secondary Education, la commission de l'enseignement élémentaire et secondaire), le surintendant de l'Éducation (responsable de l’éducation au niveau de l’État, équivalent peu ou prou d’un recteur en France), les législateurs et le gouverneur ont ainsi participé à la création d’un mémorandum, en collaboration avec un ensemble de partenaires francophones, en particulier la France, avec lesquels le Département louisianais de l’éducation et le CODOFIL collaborent quotidiennement. Le LDOE (Louisiana Department of education) et le CODOFIL ont été désignés par le Département d’État américain comme partenaires du visa d’échange de type J-1 pour les enseignants (Exchange Visiting Teacher), qui offre aux écoles de Louisiane la possibilité d'employer des professeurs originaires de 25 pays différents, répartis sur presque tous les continents. Les salaires de ces enseignants sont pris en charge par un fonds spécifique, via le Minimum Foundation Program (budget de l’éducation de la Louisiane), destiné aux districts scolaires.

    La Louisiane a affiché son souhait de passer en 5 ans de 5 000 à plus de 25 000 élèves scolarisés en immersion française.
     
    Les programmes "traditionnels" d’enseignement des langues étrangères restent majoritaires dans la plupart des districts. Ils débutent généralement à partir de la 4e année (25 000 étudiants en 2015-16) et sont basés sur l'approche communicative. Les programmes d’immersion (dual langage immersion) ont quant à eux rencontré un succès croissant depuis 1988 (4 500 étudiants en 2015-16). Le modèle didactique soutenu par le LDOE est un modèle d'immersion bilingue partielle, où au moins 60 % de la journée d'enseignement se déroule dans la langue cible. Le LDOE a mis en place une certification (la World Language Immersion School State Certification) "garante de l’excellence du programme proposé et fondée sur un enseignement-apprentissage immersif efficace". Cette certification récompense les écoles d’immersion qui respectent fidèlement les lignes directrices posées.
    Qu’est-ce qui motive aujourd’hui les familles louisianaises à inscrire leur(s) enfant(s) dans un programme bilingue français-anglais ?
    D’après une étude récente, les parents louisianais inscrivent leurs enfants en immersion française pour des raisons très variées.  
     
    Une vaste majorité de parents font le choix de l’immersion française car ils veulent que leur enfant soit bilingue. Cependant, leur vision du bilinguisme peut varier :
     
    1. Certains se tournent vers le bilinguisme pour des raisons sentimentales : renouer avec leur langue d’héritage, donner à leur enfant ce dont eux-mêmes ont été privés, préserver la culture francophone ;
    2. D’autres voient le bilinguisme comme un atout cognitif : être bilingue va aider leur enfant à mieux comprendre, mieux penser ;
    3. De là à imaginer que l’immersion va aider leur enfant à mieux réussir à l’école, il n’y a qu’un pas que certains n’hésitent pas à franchir ;
    4. D’autres voient les bénéfices du bilinguisme pour l’avenir de leur enfant : trouver un meilleur travail, gagner plus d’argent.
    Une petite minorité choisit l’immersion en français parce que "ça fait bien", parce que les parents imaginent que l’immersion est "une école privée à l’intérieur du système public" et que les élèves d’immersion constituent une élite.  
    Pour aller plus loin, les raisons pour lesquelles les parents choisissent l’immersion conditionne le fait que leurs enfants poursuivent ou non l’ensemble de leurs études au sein de ces cursus. Il semble que la majorité des enfants qui continuent toute leur scolarité en immersion représente les deux premiers groupes : les parents qui veulent que leurs enfants soient bilingues pour des raisons d’héritage et de culture, et ceux qui les veulent bilingues en raison des bénéfices intellectuels qui en résultent.

    "Immersion francophone en Louisiane". Reportage tourné à Bâton-Rouge et diffusé sur Ici Radio-Canada, 2012

    Quels défis et quelles perspectives se dessinent pour l’enseignement bilingue francophone en Louisiane dans les prochaines années ?
    Le défi principal aujourd’hui pour la Louisiane est de faire le lien entre l’école et le monde du travail.  L’immersion française est solidement installée en élémentaire jusqu’à la fin du 8ème grade, et dans certaines régions jusqu’à la fin du 12ème grade. Pendant que les autres régions se concentrent à continuer elles aussi l’immersion au lycée, nous devons créer des filières de travail ou d’études pour les élèves qui en sortent à la fin du 12ème grade :
    • Continuer la filière PreK-12 jusqu’à l’université (PreK-16), sans oublier les élèves qui préfèrent une formation plus courte (2 year Associate Degree dans un Community College ou autre formation professionnelle) ;
    • Créer des opportunités internationales d’échange et/ou d’équivalence pour les étudiants après le lycée ;
    • Créer des opportunités professionnelles en français en Louisiane dans les secteurs :
      • du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration,
      • du pétrole international,du commerce international,
      • des services – secteurs médicaux, légaux, éducatifs, militaires.
    • Créer des opportunités professionnelles en français hors Louisiane : liens avec les institutions professionnelles de nos partenaires internationaux (France, Belgique, Canada, Haïti, pays d’Afrique).
    L’immersion française en Louisiane ne peut pas et ne doit pas rester un simple programme scolaire. Nous sommes le seul État des États-Unis qui ait déjà une culture, une population et un début d’infrastructure propices à son ouverture vers le monde universitaire et du travail et nous devons en tirer profit.
     
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